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Forte hausse de l’absentéisme au travail : un défi majeur pour les entreprises.


Hausse de l’absentéisme au travail

Bien que l’absentéisme ne soit pas nouveau en France, plusieurs études concordantes font état d’une progression continue depuis 2017, avec une accélération depuis le début de la crise sanitaire. Selon l’IFOP, 33 % des salariés français ont bénéficié d’un arrêt de travail l’an dernier. Si quasiment tous les secteurs sont touchés, des disparités marquées sont observées.


Sommaire :

  1. Des arrêts de travail justifiés par des motifs variés

  2. Une situation hétérogène entre les secteurs, les CSP et les régions

  3. Des conséquences lourdes pour les entreprises


FOXRH cabinet de recrutement RH spécialisé en ressources humaines







1. Des arrêts de travail justifiés par des motifs variés


D’après une étude du cabinet WTW publiée en juin 2022, l’absentéisme au travail a crû de 37 % depuis 2017, et de 15 % sur la période 2019-2021. Les chiffres de l’IFOP indiquent que plus d’un tiers d’entre eux se sont vus prescrire un arrêt de travail au moins une fois en 2021 (+18 % depuis 2017).

La durée moyenne des absences comptabilisées l’an dernier s’établissait à 54 jours, pratiquement inchangée depuis des années, avec quelques faits marquants :


· Les arrêts compris entre 5 et 49 jours au maximum ont été les plus nombreux (18 %).

· Les arrêts de longue durée (plus de six mois) représentent 60 % du total.


Les principales causes des absences au travail sont d’après le sondage de l’IFOP, liées à la santé. Les concernés évoquent :


· des maladies ordinaires ou saisonnières temporaires comme les grippes, bronchites, gastros (33 %) ;

· une contamination au Covid-19 (31 %) ou une obligation d’isolement pour les cas contact (27 %) ;

· des troubles musculosquelettiques ou TMS (15 %) ;

· des risques psychosociaux ou RPS (14 %) ;

· un accident du travail (12 %) ;

· des pathologies plus lourdes comme les cancers ou maladies chroniques (10 %).


Pour les 23 % de salariés ayant évoqué des motifs autres que médicaux, 7 % y ont eu recours plusieurs fois, contre une seule fois pour 16 %. Cette proportion atteint toutefois 50 % dans les familles monoparentales.


Les justifications avancées sont diverses :

· garde d’un enfant malade ou non (30 %) ou d’une personne vulnérable ;

· un rendez-vous médical ou un autre impératif personnel (25 %) ;

· une fatigue d’origine professionnelle ou un manque de motivation (18 %) ;

· un conflit avec un collègue ou un supérieur (16 %).


D’ailleurs, l’environnement et les conditions de travail semblent avoir une influence forte sur le taux d’absentéisme, qui est plus élevé pour les salariés :


· qui ont une opinion négative de leur entreprise (23 %) ;

· qui s’estiment mal intégrés (24 %) ;

· qui souffrent d’anxiété (22 %) ;

· dont le métier peut affecter la santé mentale (21 %) ou la santé physique (22 %).


Toutefois, divers facteurs influent sur les arrêts : la profession, la situation familiale, personnelle et géographique.



2. Une situation hétérogène entre les secteurs, les CSP et les régions


Certains secteurs sont particulièrement affectés, probablement du fait d’une très forte sollicitation pendant la pandémie : la santé (9 % ; +26 %), le transport et la logistique (7 % : +32 %) et la grande distribution/commerce (6,1 %). D’autres en revanche sont relativement épargnés : l’immobilier, les technologies de l’information, le conseil, ainsi que les hôtels-cafés-restaurants (-3,4 %) à cause des fermetures obligatoires.


Par ailleurs, alors que le taux d’absentéisme s’établit à 24 % chez les non-cadres, il n’est que de 12 % chez les cadres, notamment parce que ces derniers ont davantage de possibilités de pratiquer le télétravail. Les dirigeants évoquent de leur côté un turnover plus important dans les fonctions RH et la comptabilité.

Des disparités régionales sont également constatées avec des augmentations :


· supérieures à 5 % dans les régions Grand Est (+6,4 %), Bourgogne–Franche-Comté (+5,6 %) et Hauts de France (+5,5 %) ;

· inférieures à 5 % en Occitanie (+4,4 %), en Bretagne (+4 %) et en Île-de-France (+3,8 %).


3. Des conséquences lourdes pour les entreprises


La fréquence et la durée croissantes des arrêts sont source de stress pour les dirigeants, qui doivent composer avec :


· la désorganisation et une baisse de la productivité ;

· l’impact sur leur image et leur réputation, avec la perte de clients à la clé ;

· les démissions massives, parfois couplées au désengagement de ceux qui restent ;

· le coût, estimé à des centaines de milliers, voire plus d’un million d’euros par an pour les plus grosses structures.


Bien qu’en légère baisse depuis quelques mois avec un reflux des contaminations et l’allégement des règles sanitaires, le phénomène continue d’inquiéter, car le taux d’absentéisme des salariés reste au-dessus de son niveau habituel. Et la situation est d’autant plus difficile qu’ils n’ont pas de réelle visibilité quant aux raisons exactes de tous les arrêts.


Néanmoins, ils prennent le sujet avec le plus grand sérieux, le phénomène mettant en lumière les dysfonctionnements et manquements de l’entreprise et l’inadéquation des modèles existants avec les nouvelles attentes des collaborateurs.

La plupart investissent désormais pour une meilleure qualité de vie au travail. L’accent est mis sur différents volets :


· la sécurité ;

· les TMS ;

· les RPS ;

· la communication interne ;

· la revue du mode d’organisation et des méthodes de management.


Face à l’ampleur des enjeux, beaucoup font appel à des spécialistes pour les aider à lutter contre l’absentéisme. Depuis plus de 18 ans, le cabinet Preventech Consulting, spécialiste en Qualité de Vie au Travail, conseille et accompagne les entreprises de toute taille et de tous secteurs à travers la France. Son intervention couvre toutes les problématiques susceptibles de conduire à des arrêts : la santé physique et mentale, le bien-être, le harcèlement moral ou sexuel, les risques psychosociaux (stress, burn-out, dépression...), l’ergonomie des postes de travail, le management, la sécurité. Son assistance aux dirigeants et DRH peut prendre plusieurs formes : audit/étude/enquête interne, sensibilisation et prévention, formation de référents, ateliers, conférences, mise en place d’un centre d’appels ou d’une cellule de soutien psychologique, etc.


Un article rédigé par notre partenaire Preventech Consulting



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