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Semaine de 4 jours : Révolution ou Intox ?


Semaine de 4 jours : Révolution ou Intox ?

Les nouvelles méthodes de travail, l’art de concilier flexibilité et productivité ?


A l’inverse des méthodes traditionnelles, ces nouvelles méthodes tendent à renouveler l’entreprise en la rendant plus attractive, et ce afin de séduire de nouveaux talents mais avant tout de les inciter à rester.

Plusieurs choix s'offrent à vous, les espaces de coworking, le travail en remote voire full-remote, les vacances illimitées, le flex office ou encore la semaine de 4 jours rémunérés 5, avec une durée effective de travail de 32h. C’est cette dernière que nous allons développer.


Sommaire :


  1. La semaine de 4 jours : l’équilibre vie privée, vie perso optimisée

  2. La semaine de 4 jours : une révolution à nuancer

  3. La semaine de 4 jours : une mise en place qui demande de la réflexion


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1) La semaine de 4 jours : l’équilibre vie privée, vie perso optimisée


La semaine de 4 jours est une stratégie déjà mise en place dans quelques entreprises françaises et le bilan s’avère plutôt positif.

En effet de nombreux chefs d’entreprise mettent en avant l’accroissement du sentiment de bien-être et de liberté, rendant ainsi leur salariés plus productifs sur un temps réduit.


Le jour de repos supplémentaire fixe ou variable en fonction des organisations, permet aux salariés de trouver un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et personnelle.

En effet, bien encadrée, la semaine de 4 jours permettrait d’aborder plus facilement les tâches administratives que l’on a tendance à procrastiner, tout en se dégageant du temps plus qualitatif pour profiter de sa famille par exemple, mais attention cette observation reste conditionnée…


L’Islande a mené une étude entre 2015 et 2019 sur la réduction du temps de travail, sans réduction de salaire. Elle démontre que la productivité est restée stable ou s’est même améliorée dans la majorité des entreprises à l'essai.

Le bien-être des travailleurs s’est amélioré sur différents indicateurs, que ce soit l'épuisement professionnel et le stress perçu ou encore la santé.

Les résultats plus que positifs ont poussé les entreprises islandaises à réduire le temps de travail de 86% des salariés.


2) La semaine de 4 jours : une révolution à nuancer


Ce bilan positif peut tout de même être nuancé, en effet cette nouvelle méthode n’est pas adaptée à toutes les structures car elle peut impacter l’esprit d’entreprise, le sentiment d'appartenance ou encore la cohésion d’équipe.


Le but n’étant pas de mettre en difficultés ses collègues durant ses jours off.


Dans de plus petites structures il sera important de former les salariés à devenir polyvalents afin de prendre le relai pendant les jours repos des uns et des autres. L'objectif restant de garder l’entreprise ouverte sur ses plages horaires habituelles.

Dans de plus grosses organisations, l’accord des différentes parties prenantes et une logistique de fer sera nécessaire pour adapter les emplois du temps de chacun.



3) La semaine de 4 jours : une mise en place qui demande de la réflexion


Intégrer la semaine de 4 jours à ses méthodes de travail n’est ni une bonne ou une mauvaise chose, il ne faut pas suivre cette “mode” les yeux fermés. L’approche et la mise en place de celle-ci doit être réalisée en fonction de la taille, la localisation et la culture de l’entreprise.


Il est important d’intégrer cette stratégie dans une conduite du changement de plus grande ampleur, cette transformation doit être portée et incarnée par les membres de la direction mais doivent avant tout obtenir l’adhésion de l’ensemble des salariés.

L’Espagne a d’ailleurs décidé d’expérimenter depuis le début de l’année la semaine de 4 jours, une occasion d’obtenir un retour d’expérience à plus grande échelle.


Un article rédigé par Cécilia Bonzon


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