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"Balance ton Burn-out !" L'ouvrage décomplexant de Chiara Carreno

Mis à jour : il y a 19 heures


"Balance ton Burn Out !" : Avec une grande honnêteté l'auteur Chiara Carreno nous donne les clefs pour comprendre et lutter contre le burn-out, un ouvrage qui met (enfin) les choses à plat !

Dans cette interview elle répond fidèle à elle même à toutes nos questions.


Sommaire


1 ) Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

2 ) Au-delà de l’autobiographie, on peut qualifier votre ouvrage de guide de survie face au burn-out, qu’en pensez-vous ?

3 ) Quand on pense Burn-out, on pense souvent une mauvaise gestion du temps menant à l’épuisement, et pourtant ça va bien au-delà de ça ?

4 ) Au fil de votre livre, on comprend que l’étude de soi est réellement importante dans le procès de guérison, pourquoi parler plus d’étude que d’écoute de soi ?

5 ) Le Burn-out est une maladie qu’on surmonte, mais peut-on l’éradiquer définitivement ou y a-t-il des phases de rechute ?

6 ) Si vous aviez un seul conseil à donner aux RH afin de gérer le Burn-out que serait-il ?







Question 1 : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?


L’envie d’aider et de faire quelque chose de bien.

Je ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir, et comme il y a des milliers de personnes qui ont eu, sont, ou auront un jour un burn-out, je me suis dit que si je pouvais aider au moins une seule personne à aller mieux et à se sentir moins seule, j’aurais atteint mon but.

C’est un moment tellement terrifiant, et un problème encore si méconnu, qu’il est important d’apporter un soutien à ceux qui passent par là, car lorsque cela vous arrive, vous vous retrouvez bien souvent seul et désemparé.

Au départ, j’avais pensé aider les personnes en burn-out en faisant du coaching, mais cela ne me permettait d’aider qu’une personne à la fois, et me limitait géographiquement. Je souhaitais partager toutes les méthodes qui avaient marché sur moi, et qu’elles soient disponibles à tout le monde.

Au même moment, ma cousine Marie-Blanche Cordou, qui avait déjà écrit 3 livres, me poussait à me remettre à l’écriture, car elle savait que j’avais le profond désir d’écrire un livre depuis très longtemps, mais que je n’avais jamais sauté le pas, car je ne me sentais pas légitime d’en écrire un, puisque j’avais fait des études scientifiques.

Et c’est là que je me suis dit qu’écrire tout cela dans un livre, me permettrait d’aider un maximum de personne dans le confort de leur propre maison et à leur propre rythme.

C’est donc de ces deux profonds désirs, le désir d’écrire et le désir d’aider, qu’est né ce livre.

J’ai écrit le livre que j’aurais aimé avoir au début de mon burn-out et qui m’aurait permis de me sentir moins seule durant cette période très difficile.


Question 2 : Au-delà de l’autobiographie, on peut qualifier votre ouvrage de guide de survie face au burn-out, qu’en pensez-vous ?


Tout à fait ! C’est même le but premier du livre, et c’était d’ailleurs le premier titre que j’avais donné au début à ce livre.

Je n’ai évoqué mon histoire au début du livre que pour donner un exemple à ne surtout pas suivre, car j’avais remarqué que personne ne parlait vraiment de ce qui l’avait conduit au burn-out, soit par honte, soit parce qu’elle-même ne le savait pas vraiment. Je pense que donner des exemples permet aux autres d’identifier ce qui a pu leur arriver et de redresser la barre, si jamais ils se retrouvent sur la même pente glissante.

Il est certain que chaque burn-out est différent, car nous avons tout simplement des vies différentes, mais donner un exemple permet aux autres de se sentir moins seuls et de leur donner la possibilité d’en parler aussi.

Tout le livre est en effet un guide survie au burn-out, mais il va même plus loin que cela, car il y a toute une partie sur l’étude de soi pour mieux se connaître, ce qui permet dans un premier temps de prévenir le burn-out ,et aussi d’avoir une vie dictée par ce que vous souhaitez et non dictée par ce que les autres, ou la société, veulent pour vous.

Question 3 : Quand on pense Burn-out, on pense souvent une mauvaise gestion du temps menant à l’épuisement, et pourtant ça va bien au-delà de ça ?


C’est en effet bien plus qu’une mauvaise gestion du temps.

Nous vivons à 1000 à l’heure et notre cerveau est constamment sollicité que ce soit par le travail, la famille, les amis ou les nouvelles technologies. Ce n’est pas une mauvaise gestion du temps qui cause un burn-out, c’est la surcharge de tout ce que vous vous obligez à faire chaque jour et pendant trop longtemps qui le cause.

Ce sont vos peurs qui vous poussent au burn-out. La peur de ne pas être une bonne mère ou un bon père, peur de perdre son travail, peur de déplaire, etc… Ce sont toutes ces peurs, et bien d’autres, qui vous poussent à en faire plus chaque jour.

Nous voulons être parfaits et performants dans tout, et tout cela coûte énormément d’énergie.

Nous ne trouvons plus le temps de nous poser et de relâcher la pression, et les nouvelles technologies ne nous aident pas, car elles sont addictives et chronophages.

Nous nous mettons une pression énorme pour paraître parfaits aux yeux de tous, au lieu de profiter au mieux de la vie et du temps que nous avons à passer sur cette terre.

Il est important de faire chaque jour son travail du mieux que vous pouvez et d’apprendre à dire non lorsque la charge de travail devient trop importante.

N’ayez pas peur de déplaire, car il vous est urgent de prendre conscience que votre santé est la chose la plus importante que vous ayez, car sans elle vous ne pouvez plus rien faire, et ne serez par conséquent plus d’aucune aide pour personne.

Il faut définir ses limites, car si vous laissez le management, vos collègues ou votre entourage le faire pour vous, vous vous exposez à des abus et par la suite à un Burn-out. Vous êtes la seule personne à vous connaître réellement.

Il faut également s’accorder des petites pauses, chaque heure, afin de respirer quelques minutes profondément afin de relâcher la pression.

En ce qui concerne le côté personnel, il faut apprendre à prendre soin de soi, car malheureusement personne ne pourra le faire à votre place. Il faut apprendre à vous accorder un peu de temps pour vous détendre. C’est ce que j’appelle dans le livre les “me time”.

Il est important de se déconnecter un peu de toute cette pression que vous vous mettez vous-mêmes pour permettre à votre cerveau de se reposer. Commencez surtout par débrancher un peu la télévision ainsi que les réseaux sociaux, qui vous font perdre des heures entières pour rien.

En plus de tout cela, avoir une hygiène de vie la plus saine possible devient impératif, « un esprit sain dans un corps sain ».

C’est-à-dire manger sainement, cuisiner soi-même le plus possible, dormir au minimum 7h, faire 30min de sport au moins 3 fois par semaine, et boire assez d’eau chaque jour.

Si je pouvais conseiller une seule chose, ce serait de ralentir… Appuyez sur la pédale de frein et prenez du temps pour vous, car personne ne pourra le faire à votre place.

Question 4 : Au fil de votre livre, on comprend que l’étude de soi est réellement importante dans le procès de guérison, pourquoi parler plus d’étude que d’écoute de soi ?

Je parle « d’étude de soi » tout simplement parce que si vous êtes arrivé au burn-out, c’est que vous ne vous êtes tout simplement pas écouté et que vous avez plus écouté les autres que vous-même. Cela signifie que si vous vous connaissez, vous auriez pu dire non quand cela était nécessaire.

Nous ne connaissons nos limites que lorsque nous les franchissons…

Le « connais-toi toi-même » gravé à l’entrée du temple de Delphes il y a des siècles de cela est toujours d’actualité, car qui se connaît parfaitement ? Nous passons notre temps à étudier les autres afin de leur plaire, mais combien de temps passons-nous à nous étudier pour nous plaire ? Le bonheur des autres et le besoin de plaire sont devenus la priorité, et cela va jusqu'à l’oubli de soi.

De plus, vos désirs sont-ils vraiment les vôtres ? Ne vous ont-ils pas été soufflés par vos parents, vos amis, vos amours, ou la société ?

Il est temps de regarder tout cela de plus près afin d’avancer vers un chemin qui vous correspond pleinement et non pas sur un chemin désigné pour vous par quelqu’un d’autre.


Question 5 : Le Burn-out est une maladie qu’on surmonte, mais peut-on l’éradiquer définitivement ou y a-t-il des phases de rechute ?


C’est tout un processus de récupération et de rééducation qu’il faut faire pour en venir à bout, comme la rééducation d’un muscle après un accident. Sauf que là, c’est une récupération physique qu’il faut faire dans un premier temps, puis dans un second temps, une rééducation mentale.

Il est tout à fait possible de rechuter, si vous n’avez rien appris de vos erreurs, et c’est justement un des buts de ce livre, de vous faire chercher quels comportements vous ont amené à sombrer dans le burn-out et surtout comment les modifier.

Comme le disait Albert Einstein « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » Il est donc impératif de repérer les comportements qui vous ont poussé au burn-out et les remplacer par d’autres qui vous garderont en bonne santé.

Vous évoluez constamment en fonction de ce que vous faites chaque jour. Ce que vous faisiez à un moment donné pouvait très bien vous être bénéfique, mais peut-être que plus tard, ou dans une autre situation, ce même comportement va vous desservir, et il est très important de le remarquer avant qu’il ne vous cause plus de tort. Mettre la caméra sur soi de temps en temps pour faire une mise à jour de vous-même et définir ce qui est positif pour vous ou non est important. Vous n’êtes plus la même personne que vous étiez il y a 10 ans.

Vous faites bien des mises à jour de votre téléphone, faites-en de même avec vous-même.

Question 6 : Si vous aviez un seul conseil à donner aux RH afin de gérer le Burn-out que serait-il ?


Le conseil que je donnerais aux ressources humaines serait de remettre l’humain au cœur de l’entreprise.

Il serait intéressant que les ressources humaines contribuent au bien-être, ainsi qu'au développement de l’employé, main dans la main avec le management, afin que tout le monde en ressorte gagnant.

Nous ne sommes pas des machines et je pense qu’un des rôles principaux que les ressources humaines devraient avoir serait d'être le médiateur entre l’employé et le management, et d’assister ce dernier afin de permettre une collaboration bénéfique entre les deux parties.

Pressuriser un employé pour le profit jusqu’à ce qu’il casse n’est bon ni pour ce dernier ni pour l’entreprise, car elle perdra un élément qui possède déjà une certaine connaissance et devra le replacer, ou attendre son retour, ce qui entraine une perte de performance ainsi qu’une perte financière non négligeable.

Il serait intéressant de s’orienter vers une prévention, afin de percevoir les prémisses du Burn-Out pour l’enrailler avant qu’il ne soit trop tard, mais également insuffler un bien-être dans l’entreprise afin que le burn-out ne s’y insère tout simplement pas. Certaines entreprises l’ont déjà très bien compris.

Une communication étroite entre l’employé, le management et les ressources humaines est une condition sine qua non au bon développement de toute entreprise.




Une interview de Chiara Carreno par Sandra Deunier


Retrouvez son ouvrage sur la librairie-RH




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